La traduction téléphonique

Une nouvelle obligation pour les opérateurs afin d’offrir, sans surcoût, un service accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.

Accessibilité téléphonique

Un service de traduction pour les personnes sourdes ou malentendantes

Depuis octobre 2018, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile doivent proposer une solution permettant aux personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques de passer et recevoir des appels accessibles.

Une annonce de 2018 devenue un service durable

Le titre d’origine annonçait qu’« à compter du 7 octobre, les opérateurs téléphoniques fixe et mobile devront proposer, sans surcoût, un service de traduction ». Cette obligation est entrée en vigueur en 2018 et son niveau minimal de service a progressivement augmenté.

Le principe

Rendre les appels émis et reçus accessibles

Le service s’appuie sur une connexion internet adaptée et permet d’utiliser le mode de communication correspondant aux besoins de l’abonné.

Sans surcoût

Le relais est inclus dans une offre fixe ou mobile avec accès à internet.

Plusieurs modes

LSF, LPC, transcription écrite et communications adaptées sont proposées.

Dans les deux sens

La durée mensuelle couvre les appels passés et reçus, hors attente du relais.

Une communication adaptée

Choisir une traduction visuelle ou écrite

La visio-interprétation en langue des signes française permet à l’utilisateur de communiquer avec son correspondant par l’intermédiaire d’un interprète.

Le langage parlé complété repose sur l’intervention d’un codeur. La transcription simultanée transforme la parole en texte et peut, dans l’autre sens, permettre la lecture d’un texte saisi par l’utilisateur.

Des solutions spécifiques sont également prévues pour les personnes sourdaveugles et aphasiques, afin d’adapter le rythme, le canal et la forme de l’échange.

Service téléphonique accessible avec traduction en langue des signes et transcription

Une montée en charge progressive

De 2018 à octobre 2026

Le décret du 9 mai 2017 a organisé l’augmentation progressive de la durée mensuelle et l’élargissement des horaires minimaux.

Octobre 2018

Démarrer

Une heure par mois, du lundi au vendredi de 8h30 à 19h.

Octobre 2021

Élargir

Trois heures par mois, jusqu’à 21h en semaine et le samedi matin.

Juin 2025

Renforcer

Texte en temps réel et conversation totale dans les services concernés.

Octobre 2026

Généraliser

Cinq heures par mois et un service ouvert 24h/24 et 7j/7.

Situation au 6 août 2026

Le prochain changement intervient le 1er octobre 2026

Jusqu’au 30 septembre 2026 inclus, la limite d’usage raisonnable reste fixée à trois heures de communications par mois. Le service doit être disponible du lundi au vendredi de 8h30 à 21h et le samedi de 8h30 à 13h, hors jours fériés.

À compter du 1er octobre 2026, la limite passera à cinq heures mensuelles. Les appels émis et reçus sont compris dans ce volume, mais le temps d’attente avant la mise en relation avec l’opérateur relais ne l’est pas.

À cette même date, le fonctionnement minimal prévu devient permanent, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et tous les jours de l’année.

Cadre réglementaire vérifié le 6 août 2026 : décret n° 2017-875 du 9 mai 2017 et dossier Accessibilité de l’Arcep .

Les moyens mentionnés en 2018

Des modalités humaines ou automatisées

L’ancien article détaillait plusieurs formes de traduction et de transcription. Elles sont aujourd’hui regroupées par l’Arcep autour de quatre grandes familles.

L’interprétation français et langue des signes française utilise une traduction vidéo entre l’utilisateur signant et son correspondant.

Le codage en langage parlé complété, assuré par un professionnel qualifié, pour rendre la parole plus facilement perceptible.

La transcription textuelle humaine ou automatisée, proposée dans les deux sens, avec lecture d’un texte saisi et affichage de la parole sur l’écran.

Les communications adaptées à la surdicécité et à l’aphasie, tenant compte des besoins spécifiques de leurs utilisateurs.

Le billet de 2018 mentionnait notamment la transcription textuelle humaine ou automatisée, la transcription en langage parlé complété et les communications adaptées, sous les sigles LSF ou LSFA, LPC ou LPCA, TTH ou TTA, CAS et CAA. La terminologie officielle actuelle retient principalement la LSF, le LPC, la traduction textuelle et les solutions adaptées à la surdicécité ou à l’aphasie.

Utilisation et qualité

Des indicateurs suivis par l’Arcep

La décision n° 2018-0535 a défini des indicateurs permettant de mesurer l’usage réel du service et la qualité ressentie par ses utilisateurs.

Le nombre d’utilisateurs uniques et le nombre total de conversations permettent de suivre l’adoption du service.

La durée des conversations et la charge d’appel par créneau horaire permettent d’anticiper les besoins en interprètes.

La disponibilité et le temps d’attente mesurent la capacité du service à répondre rapidement.

La satisfaction et la compatibilité technique, ainsi que la qualité des échanges, complètent l’évaluation de l’expérience utilisateur.

Lors du lancement, l’Arcep avait retenu un seuil minimal de 99 % de disponibilité et une prise en charge en moins de trois minutes pour au moins 70 % des appels.
L’ancien article relevait qu’un taux de disponibilité de 99 % pouvait encore représenter environ 27,3 heures d’indisponibilité par an. Les données sont désormais publiées trimestriellement pour plusieurs zones géographiques : métropole, Antilles-Guyane, océan Indien et Saint-Pierre-et-Miquelon. Consulter l’historique des indicateurs de l’Arcep .

Le contexte international de 2018

Des exemples observés dans quatre autres pays

Le document préparatoire associé à la décision de l’Arcep s’appuyait sur les expériences des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède et du Canada.

Les délais de prise en charge observés ou exigés variaient alors d’environ quinze secondes à une minute, avec des seuils de respect annoncés entre 70 % et 90 %. Cette comparaison servait à fixer les premiers indicateurs français dans un contexte de lancement.

Ces données doivent être lues comme un point de comparaison historique. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’évaluer la qualité actuelle de chaque service national.

En cas d’urgence

Le relais opérateur ne remplace pas le 114

L’article d’origine rappelait que le service proposé par les opérateurs complète le 114. Ce dernier est le numéro national d’urgence réservé aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes ou aphasiques.

Le 114 est gratuit et fonctionne 24h/24 et 7j/7. Il peut être contacté en visiophonie, par tchat, images, SMS ou fax, au moyen de l’application Urgence 114 ou du site dédié.

En cas d’urgence, contacter immédiatement Urgence 114.

Questions fréquentes

Comprendre le service téléphonique accessible

Qui peut utiliser le service de traduction téléphonique ?
Il s’adresse aux abonnés sourds, malentendants, sourdaveugles ou aphasiques qui ont besoin d’une traduction simultanée écrite ou visuelle pour passer ou recevoir un appel.
Le service entraîne-t-il un coût supplémentaire ?
L’offre accessible doit être proposée sans surcoût dans le cadre d’une offre fixe ou mobile incluant un accès internet suffisant, dans la limite de l’usage raisonnable prévue par les textes.
Combien d’heures sont disponibles chaque mois ?
La limite est de trois heures jusqu’au 30 septembre 2026 inclus. Elle passe à cinq heures mensuelles à compter du 1er octobre 2026. Cette durée comprend les appels émis et reçus, mais pas l’attente du relais.
Quels modes de communication sont proposés ?
Les solutions comprennent notamment la LSF, le LPC et la transcription écrite, ainsi que des communications adaptées aux personnes sourdaveugles ou aphasiques.
Faut-il utiliser ce service pour une urgence ?
Non. Lorsqu’une intervention urgente est nécessaire, il faut contacter Urgence 114, accessible gratuitement 24h/24 et 7j/7.
Faire respecter l’accessibilité

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