La convention de mise en état
Organiser avec les avocats le calendrier, les échanges et les points en débat afin de préparer le dossier plus efficacement sous le contrôle du juge.
Convention de mise en état
Préparer le dossier avec les parties et leurs avocats
La convention de mise en état permet aux parties de conduire elles-mêmes la préparation du dossier, avec leurs avocats et sous le contrôle du juge. Elle organise le calendrier, les échanges et le périmètre du débat avant que l’affaire soit jugée au fond.
Une instruction conventionnelle devenue prioritaire
Pour les instances introduites depuis le 1er septembre 2025, l’instruction conventionnelle constitue le principe et l’instruction judiciaire intervient à défaut. Les dossiers ainsi préparés bénéficient d’un audiencement prioritaire, dans le respect des principes directeurs du procès et de l’office du juge.
L’intérêt de la démarche
Trois leviers pour mieux préparer l’affaire
Maîtriser le calendrier
Fixer le rythme des échanges plutôt que de suivre celui de la juridiction.
Cibler le débat
Concentrer la discussion sur les points réellement en litige et écarter le reste.
Gagner du temps
Préparer un dossier complet pour bénéficier d’un audiencement prioritaire.
Choisir le bon cadre
Deux voies pour conduire la mise en état
L’instruction conventionnelle simplifiée, prévue aux articles 129-1 à 129-3 du Code de procédure civile, peut être conclue entre les avocats. La procédure participative aux fins de mise en état, régie par les articles 130 à 130-7, repose sur une convention signée par les parties assistées de leurs avocats.
La convention peut préparer l’ensemble du litige ou seulement certaines mesures. Le cabinet détermine avec vous la voie la plus adaptée à la nature, la technicité et l’avancement du dossier.
- Limiter le débat aux points de droit contestés.
- Arrêter le calendrier et le format des conclusions et pièces.
- Recourir, d’un commun accord, à un technicien indépendant.
- Consigner des auditions ou recueillir des témoignages par les avocats.
Déroulement
Les étapes d’une convention de mise en état
La convention intervient dans une instance déjà engagée. Elle organise la préparation du dossier jusqu’à sa remise au juge, avec des règles précises et un calendrier connu de tous.
Convenir
Définir par écrit le cadre, l’objet et le terme de la convention.
Informer
Avertir le juge de l’accord et lui transmettre une copie de la convention.
Instruire
Échanger conclusions et pièces selon le calendrier arrêté, avec un bordereau.
Clôturer
Remettre au juge un dossier complet et prêt à être examiné au fond.
À l’issue de la convention
Trois suites possibles pour le dossier
Le travail réalisé reste acquis au dossier. La suite dépend de l’état de préparation de l’affaire et de l’existence éventuelle d’un accord mettant fin au litige.
Questions fréquentes
La convention de mise en état en pratique
Quelle différence avec une procédure participative amiable ?
La signature des parties est-elle toujours nécessaire ?
Le juge conserve-t-il un rôle pendant la convention ?
Peut-on faire intervenir un technicien ?
Préparer la mise en état de votre dossier ?
Présentez votre situation au cabinet Aequivalens afin d’identifier le cadre conventionnel adapté, les actes à organiser et le calendrier utile à votre affaire.
Pour aller plus loin
Découvrir les autres modes d’intervention
Selon l’objectif poursuivi, la recherche d’un accord peut s’organiser dans un cadre amiable, collaboratif ou judiciaire.
Droit collaboratif
Construire un accord choisi dans un cadre de confiance, sans menace judiciaire.
Découvrir le droit collaboratif → Dialogue accompagnéMédiation
Rétablir la communication et construire une solution avec l’aide d’un tiers impartial.
Découvrir la médiation → Voie judiciaireContentieux
Défendre vos droits lorsqu’une procédure devient nécessaire ou est déjà engagée.
Découvrir le contentieux →